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Mr Mohamed François FALCONE
Directeur Exécutif |
Depuis plusieurs années, la République de Guinée (Afrique de l’Ouest) traverse une crise de fonctionnement de la gestion publique.
Le gouvernement et ses partenaires sont conscients suite à la publication du rapport relatif aux résultats de l’enquête nationale sur la corruption et la gouvernance (ENACOG-2003), des liens étroits qui existent entre la qualité de la gouvernance et les performances des programmes et projets initiés dans le cadre de la réduction de la pauvreté.
Sur la base de cette observation, il est clairement démontré par le pays que la corruption et la qualité de la gouvernance sont de nos jours, en ligne de mire des politiques du gouvernement et de ses partenaires au développement même si, la meilleure stratégie nationale de lutte contre la corruption reste à trouver.
L’Agence Nationale de Promotion de la Bonne Gouvernance et de Lutte contre la Corruption est née de cette volonté du gouvernement et de ses partenaires pour organiser et mettre en œuvre cette stratégie nationale.
Pour améliorer cette situation et faire reculer de manière significative la pauvreté, la Guinée devra absolument et dans l’urgence améliorer la qualité de la gouvernance ainsi que ses stratégies liées à ses politiques et programmes de développement en vue de leur conférer toute la durabilité.
Ceci passe forcément par, entre autres, la lutte contre la corruption et les pratiques assimilées, la lutte contre l’impunité ainsi que par le renforcement des institutions publiques qui ont pour mission, la gestion des ressources humaines, économiques et financières ainsi que celles chargées de la mobilisation des recettes et de leur sécurisation, régies financières (des dépenses et recettes) et corps de contrôle de l’Etat (exécutif – législatif – judiciaire).
Cette démarche, de nos jours, à partir des observations faites et résultats d’études, indique qu’elle doit s’inscrire dans une stratégie de rupture et dans une vision globale et intégrée qui produit des résultats concrets, durables et mesurables au point d’achèvement.
C’est cette vision du développement du gouvernement que l’ANBGLC voudrait matérialiser à travers le deuxième axe de sa mission, à savoir, la moralisation des activités économiques et financières, en plus de sa mission de la lutte contre la corruption se concrétisera à travers les instruments.
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