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La Commission nationale d’enquête indépendante sur les évènements du 28 septembre 2009 a rencontré la presse nationale et internationale, ce mercredi à Conakry.
L’objectif était d’expliquer aux populations à travers les médias, le niveau d’avancement de ses travaux et élucider les zones d’ombre.
Par la voix de son président, M. Siriman Kouyaté, la Commission se dit rassurante des démarches menées depuis le début de cette mission, avant de rassurer également les populations quant aux résultats auxquels elle entend aboutir.
Pour lui, toutes les personnes concernées par cette enquête devraient venir rencontrer la Commission afin de l’entendre pour la manifestation de la vérité sur lesdits évènements. Il a rappelé à cet effet que l’objectif principal de cette Commission est de déterminer les auteurs et de les laisser à la disposition de la Justice.
Malheureusement, avance-t-il, certaines personnes invitées à se faire entendre par ladite Commission ne se sont, jusqu’ici pas, présentées devant elle. Il s’agit par exemple du cas de certains leaders politiques .(
Et pour que la vérité que tout un chacun souhaite voir éclater au grand jour, il faut que tous ceux ou toutes celles qui sont de près ou de loin concernés acceptent de venir donner leur version de ce qui s’est passé, de ce qu’ils ont vécu. C’est seulement à la suite d’un tel exercice que la Commission peut faire un travail auquel tout le peuple de Guinée s’attend.
En parlant du nombre de victimes décédées, M. Kouyaté a fait état de 58 morts, à la lumière des différents reçus des services médicaux.
En ce qui concerne les cas de viols, il a précisé qu’aucune victime ne s’est encore présentée à la sous commission viol et abus sexuel, que dirige Mme Pierrette Kourouma. Sur les 32 cas de suspicion de viol, un seul à été signalé au niveau du Centre communal de Dixinn. Là aussi précise-t-il, il s’agit d’un cas de suspicion de viol commis un mois après le 28 septembre 2009.
A propos des femmes qui seraient victimes de viol, le président de la Commission d’enquête a signalé la possibilité du huit clos pour celles qui voudraient ne pas se faire voir par tous au moment de son audition. Mais avec tout cela, "aucun cas" n’a été enregistré pour le moment.
A la question de savoir si le lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité dit Toumba a été auditionné par la Commission nationale d’enquête, M. Kouyaté a indiqué n’être pas encore entendu jusqu’au moment où l’évènement du 3 décembre est intervenu (la tentative d’assassinat du Président de la République, Capitaine Moussa Dadis Camara)
Enfin, M. Siriman Kouyaté a rassuré l’auditoire, que jusqu’à preuve du contraire, c’est la présomption d’innocence qui est observée pour tous les invités à comparaître devant la Commission. Et, demande à ce que chaque guinéen qui a vécu les évènements du 28 septembre saisisse cette aubaine pour apporter la lumière sur ces faits.
A signaler que cette conférence de presse s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement dont les ministres de la Justice, de l’Administration du Territoire et des Affaires Politiques, et de l’Information et de la Culture, respectivement, Colonel Siba Lohalamou, MM. Fréderic Kolié et Cheick Fanta Mady Condé.
Une correspondance de Guinée 24
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